Certains se demandent peut-être si nos intrépides et infatigables éthologues poursuivent encore leur étude de ce magnifique spécimen qu'est le ver de chèvre. Animal difficile à observer s'il en est, depuis qu'il a entamé son cycle migratoire vers la Lozère, il lève cependant le voile sur une autre de ses pratiques mystérieuses : son cycle de métamorphose.
Au commencement, l'espiègle chevreau rassemble suffisamment de saucisson, de Guinness brune (ou de Pouilly pour certains cousins vernaculaires) et de courage pour fabriquer son cocon. Débute alors toute une série de rites sibyllins consistant à entraîner des rats à actionner des leviers (à n'y rien comprendre ??!). Puis, il se réfugie pour une période allant de 3 à 6 ans durant laquelle il s'isole de toute distraction, à l'exception peut-être, certains étés, de la décapitation de plants de tomates. Curieux, vous dit-on.
Mais à l'issue de ce long et superbe processus, voici que la chrysalide révèle sa toute nouvelle forme de Docteur, et en possède même tous les atours : une belle chemise, un gros pavé manuscrit avec son nom dessus. Et sous les vivats de ses amis et de sa famille, il détourne alors le regard vers la voute céleste pour contempler les astres dont le sol n'attend que d'être foulé de son sabot assuré.
Félicitations à notre Docteur Honoris Capra
La rédaction d'AVC
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